Animer ou écrire ? Pourquoi cette rubrique ?
Il n’est pas toujours facile pour l’animateur de protéger son propre travail de création. L’animation prend du temps sur l’écriture. Il faut inventer des consignes, imaginer un « scénario de formation », extérioriser ce processus habituellement intérieur. Et puis, il n’est pas sans conséquences pour l’écriture d’en examiner les coutures ; car pour transmettre il faut déconstruire, analyser, mettre à plat, tenter de percer à jour cette alchimie mystérieuse dont on ne veut pas connaître le secret. Ce serait comme se retourner tel Orphée sur Eurydice sortant des enfers.
Il n’est pas toujours facile pour l’animateur de protéger son propre travail de création. L’animation prend du temps sur l’écriture. Il faut inventer des consignes, imaginer un « scénario de formation », extérioriser ce processus habituellement intérieur. Et puis, il n’est pas sans conséquences pour l’écriture d’en examiner les coutures ; car pour transmettre il faut déconstruire, analyser, mettre à plat, tenter de percer à jour cette alchimie mystérieuse dont on ne veut pas connaître le secret. Ce serait comme se retourner tel Orphée sur Eurydice sortant des enfers.
Comment
vit-on cette contradiction ? Animer et écrire ? Animer ou
écrire ?
Est-ce antinomique ?
Les auteurs “sacrifient-ils” leur temps et leur propre écriture à l’animation? Pensez-vous que les animateurs qui ont un projet d'écriture n’ont plus le temps de le réaliser…? Perdent-ils, par leur pratique d’animation, la naïveté première nécessaire à l’écriture, et la confiance nécessaire ?
Ou encore… vivez-vous ce besoin d’écrire comme une passion à partager (en atelier d’écriture) ? Et que dire du besoin de sortir de sa tour d’ivoire, de cette rude et parfois déprimante solitude de l’écrivain ? Comment la répartition du temps d’écriture et d’animation peut-elle s’organiser harmonieusement (ou pas) ?
Est-ce antinomique ?
Les auteurs “sacrifient-ils” leur temps et leur propre écriture à l’animation? Pensez-vous que les animateurs qui ont un projet d'écriture n’ont plus le temps de le réaliser…? Perdent-ils, par leur pratique d’animation, la naïveté première nécessaire à l’écriture, et la confiance nécessaire ?
Ou encore… vivez-vous ce besoin d’écrire comme une passion à partager (en atelier d’écriture) ? Et que dire du besoin de sortir de sa tour d’ivoire, de cette rude et parfois déprimante solitude de l’écrivain ? Comment la répartition du temps d’écriture et d’animation peut-elle s’organiser harmonieusement (ou pas) ?
Vous qui passez
d’une posture à l’autre, souvent dans la même journée, si l’une de ces
questions vous a touché, dites-nous ce que vous vivez et pensez de cette
expérience…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire